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Collection de radios TSF.

L'atelier

 J'aime bien le tracé des oscillos dans la pénombre du labo.

 

Mon histoire

C’est sans aucun doute mon oncle qui m’a donné la passion de cette activité. Il habitait la région parisienne, était électronicien et venait chaque année passer ses vacances à la campagne, un petit village dans l’Est de la France où nous habitions avec ma famille. Ses loisirs n’étaient autres que la radio.
Il avait construit un petit atelier avec établis et des étagères de bois au fond d’une grange. On y trouvait soigneusement disposés, oscilloscope, fer à souder, petit outillage, appareils de mesures et beaucoup d’autres accessoires dans des boites multicolores étiquetées et qui pour moi étaient tous plus mystérieux les uns que les autres. Il y avait souvent une radio avec de belles lampes rutilantes ou une télévision noir et blanc ouverte, en attente d’intervention.
Gamin, je lui rendais souvent visite. J’étais toujours émerveillé par la lueur des tubes, la complexité des circuits mais aussi et surtout par la trace de l’oscilloscope. Cet appareil qu’il avait construit lui-même à partir d’un schéma qu’il avait calculé et dessiné. L’ensemble était monté dans sur châssis métallique sans caisse et laissait apparaître les entrailles du montage multicolore.
Je prenais un malin plaisir à poser mon doigt sur la borne d’entrée pour mettre en mouvement le balayage rectiligne qui se mettait alors à osciller, cela était pour moi magique. Je me souviens encore de l’odeur des composants et de la bakélite qui imprégnait l’air de la pièce.
Je retrouve souvent cette même atmosphère dans mon atelier aujourd’hui, ce qui me permet de faire à chaque fois un bond en arrière dans le temps.
J’ai encore en mémoire les nombreux bricolages qu’il avait réalisés. Comme cette grande antenne télé en fils de cuivre tenus par six ou huit isolateurs fixés sur un grand cadre en bois de plusieurs mètres et dont il avait calculé chaque dimension. Elle permettait de recevoir la première chaîne je pense, sur une télé noir et blanc. Il avait aussi réalisé un téléphone sans alimentation électrique avec simplement deux écouteurs et deux fils. Et bien sûr ce qui est sans doute la genèse de mon histoire, son fameux poste à galène.

C’était décidé, plus tard, j’en ferais mon métier et je serais dépanneur radio. Eh bien non! Pour diverses raisons ce n’était pas possible et je devais choisir une autre voie. Après un parcours scolaire classique et une formation en électrotechnique, je suis devenu opérateur radar pour finalement me spécialiser dans la gestion des systèmes de transmissions de données. Dans ce domaine, il n’y avait plus beaucoup de place pour le fer à souder, les mesures ou même la logique de dépannage. Celui-ci reposait essentiellement sur des procédures méthodiques et rigoureuses (flow chart), qui aboutissaient à l’échange pur et simple de cartes électroniques. Beaucoup de programme-tests lancés à partir de calculateurs et qui aboutissent à des diagnostics codés supposés déterminer avec précision la cause de la panne. Dans ce domaine le matériel ne peut rester trop longtemps en panne ou peut-être que cela présageait alors de ce que devait être le dépannage moderne du futur. Le temps passe et sans vous en apercevoir, vous vous retrouvez dans un bureau où vous faites de la gestion des moyens qui vous éloigne encore davantage de la technique.

Il ne fallait pas en rester là. Alors je décidais de remonter le temps de quarante ans et un jour, j’ai enfin pu installer mon atelier afin de faire revivre ces belles boîtes radiophoniques de bois, bakélite voire même de plastique pourvu qu’elles contiennent des tubes. Chemin faisant, je devais aller plus loin: faire rechanter les postes est une étape mais qui ne suffit pas, il faut aussi leur refaire une beauté afin qu’ils retrouvent l’éclat de leur jeunesse. La restauration passe donc par le dépannage de l’électronique mais aussi par la remise en état de l’ébénisterie. Ce qui n’est pas toujours évident car certains postes sont de véritables meubles stylés et prendre le risque d’en modifier la marqueterie pourrait-être mal apprécié par les puristes.
Par ailleurs, on comprend vite que chaque poste a sa particularité pour ne pas dire sa personnalité et sans doute une propre histoire. C’est pour cela que je dois aussi m’intéresser à l’histoire de la radio au travers de diverses lectures notamment d’époque mais aussi en consultant les nombreux sites Internet traitant du sujet.

Cela m’a permis de dialoguer avec d’autres passionnés. Des gens dont j’ignorais et fus très surpris qu’ils puissent être aussi nombreux et souvent très compétents, m’apportant ainsi de précieux conseils techniques.

Les tubes.

A défaut de piano, tout cela fait bon ménage !

piano

Résistance bobinée etui bambou

Pile de polarisation

Micro

Pont Wheatstone

Galène

Voltmètre

Générateur de fréquence

Mire TV

Bouchon abaisseur


Ces bouchons étaient utilisés pour alimenter des récepteurs
tous courants prévus en 110 volts.

Il existe 2 sortes de dévolteur : le 220-->110V et le 130-->110V.

560 ohms 30W type "Miniatures" pour filaments 150mA : 12BE6, 12BA6,
12AT6, 50B5 et 35W4,730 ohms 30W type "Rimlock série U"
pour filaments 100mA310 ohms 45W type "Américaines"
filaments 300mA et420 ohms 30W type "Européennes Transco"
filaments 200mA

Wobuloscope

Cadre antenne

Pont d'impédance Métrix 626

Toujours des tubes

Condensateur de laboratoire

Timbres trouvés lors d'une brocante.

Très belle planche  décrivant la constitution d'un poste radio